vacances

Loin de moi

Ah les vacances d’été ! Toute une organisation !

Eh bah oui forcément, il n’existe aucun congé de 2 mois d’affilé au motif que nous sommes parents(Mr le président, si vous passez par là…)

Alors chaque année, une organisation digne d’un planning de ministre s’empare de la maison pour savoir comment seront gardés les enfants pendant que nous, nous attendrons la libération estivale.

Et cette année il a été décidé que Loulou partirait 5 jours chez sa Mamie. 5 jours.

Loulou, depuis très jeune, a déjà été séparé de nous pour dormir chez ses grands-parents. 1 nuit par ci, 2 jours par là. Mais 5 jours, jamais.

C’est donc, je l’avoue, avec un peu d’appréhension que je voyais cette semaine arriver à grand pas.

J’ai toujours été très fusionnelle avec mon fils. On a besoin l’un de l’autre au quotidien. C’est comme ça. En tout cas, pour le moment. Alors savoir que je ne sentirais pas son odeur chaque jour, que je ne verrais pas son joli sourire et que je n’aurais pas ma dose de câlin quotidienne de sa part n’était pas franchement un programme qui me réjouissait d’avance.

Mais bon, je suis grande hein maintenant, j’ai pris sur moi et je me réjouissais qu’il aille passer ce séjour avec sa grand-mère qui avait prévu un chouette programme pour l’occuper durant tous ces jours. De son côté, alors que jusqu’à présent il refusait de partir plusieurs jours quelque part, il se réjouissait cette fois-ci d’aller passer cette petite semaine avec sa mamie à la montagne !

Ses yeux ont brillé quelque peu derrière la vitre du train dimanche au moment du départ mais c’est un Loulou prêt à conquérir les balades en pleine nature que nous avons vu partir sur le quai de cette gare.

Chaque soir il a appelé pour nous raconter ses aventures de la journée avec un réel entrain. Et puis il y a eu mercredi soir…

Alors que tout se passait à merveille au téléphone il a littéralement craqué. Je savais que ça arriverait, ou que cela pourrait arriver mais je n’étais clairement pas préparée.

Je n’ai jamais vécu pire moment dans ma vie de maman.

Entendre ses larmes dans sa gorge, ses sanglots, sa respiration par à coup et être littéralement impuissante à l’autre bout du fil.

J’ai eu comme un réflexe de vouloir tendre la main. Ce besoin de l’avoir prêt de moi. Lui ouvrir les bras, le serrer contre moi, lui faire des bisous dans ses cheveux que j’aime tant et en profiter pour prendre ma dose de snif. Lui donner tout l’amour que j’ai et accueillir le sien en retour. Le réconforter. Être sa maman. Présente. Là pour lui.

Mes mots n’ont pas suffit à le calmer et sa mamie a préféré que l’on écourte pour apaiser la situation. Quelle frustration ! Bien sûr que c’était certainement la meilleure chose à faire, comme tirer d’un coup sec sur un sparadrap. Cela lui a permis de se calmer et de penser à autre chose, focalisé sur ce qu’il avait à accomplir avant d’aller se coucher. Mais moi, j’aurais aimé pouvoir lui dire bonsoir sereinement. Que la conversation ne se coupe pas en entendant ses pleurs. J’avais besoin d’entendre, de sa bouche, à lui, qu’il était calme et apaisé. Et puis je me suis sentie impuissante. De n’avoir pu le réconforter.

Après avoir raccrochée j’ai ressenti le besoin de m’isoler un moment dans sa chambre, comme pour avoir un petit bout de lui.

Bien sûr sa mamie m’a rappelé pour me rassurer (au passage, je la remercie de comprendre mes besoins). Ils se sont faits de gros câlins avant d’aller dormir et Loulou était apaisé avant de fermer ses petits yeux.

Mais il est vrai que j’ai mal vécu cette situation de ne pouvoir l’apaiser moi-même. Et je ne sais pas ce que j’aurais pu faire de plus pour y parvenir. Si tant est qu’à distance j’aurais pu y arriver. De même je sais qu’il est presque inévitable que l’enfant à un moment ou un autre « craque » car le manque se fait ressentir. C’est tout à fait normal, et d’ailleurs je lui ai dit à mon Loulou qu’il pouvait à la fois être heureux de vivre ces beaux moments avec sa mamie et être triste d’être loin de nous. J’aimerais pouvoir anticiper un peu le prochain départ et trouver des clés qui pourraient nous aider à trouver une manière de l’apaiser si à nouveau il ressentait ce manque d’être auprès de nous. Alors je me suis mise en quête de trouver quelque chose qui nous irait bien à tous les deux…

Depuis la rédaction de cette article, j’ai trouvé quelques pistes grâce à vos retours et quelques recherches ! 🙂 Pour retrouver tous mes conseils sur le sujet je vous invite à découvrir l’article que j’ai écrit pour le site “Parole de Mamans” juste ici : “Vacances chez les grands-parents : mes conseils pour un séjour serein“. J’espère que cela vous aidera.

Comment gérez-vous l’absence de vos enfants quand ils sont loin de vous pendant plusieurs jours ? Tant de votre côté que du sien ? Avez-vous mis en place des rituels, outils etc… ?

 

Un petit mot, un avis, une question, laissez-moi un commentaire… j’y répondrai avec plaisir

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10 commentaires sur “Loin de moi”

  1. Et bien moi j avais besoin d écrire un p’tit mot d amour et d encouragement sur une carte à ouvrir chaque soir, nous avions ainsi un lien qui nous réunissait 😍
    Un livre à découvrir ou redécouvrir car lu ensemble, un objet ou doudou ayant eu déjà une histoire avec le parent….

  2. Ma fille a déjà fait pas mal de semaines chez ses grands parents, à 6 ans. Ce qui est dur, pour elle, c’est de voir papa et maman partir. On a trouvé 2 trucs qui aident : d’une part, c’est elle qui part et pas nous (ses grands parents viennent la chercher). D’autre part, on lui donne chacun un vêtement qu’on a porté (en général, une écharpe), qui ont notre odeur et lui servent de doudou-câlin-réconfort. Elle s’en sert peu ou pas, mais elle sait qu’elle les a et ça l’aide.
    Pour le blues de la maman, j’ai rien trouvé 😀

  3. coucou ton article est tellelent vrais il ma encore donner des frisson jenna part dimanche et oui bien-sûr cela fait tjs un pincement on pense on a tjs envie de les apeller .alors moi elle n’a jamais pris de doudou et quand elle part chez mes parents elle prend « minnie » je n’apel plus tous les jours je laisse les parents faire sinon bien-sûr les mamans on leur manque tellement…..
    il font pleins d’activités….. qui les font oublier et au moment du couché des fois ils craquent.
    le mieux meme si on a envie, nous de les contacter laisser faire les grands parents ,leur prendre un doudou, leur expliqué en route que la semaine va etre superbe et que maman sera au boulot( pas marrant) mais que tu va attendre son apel un soir du boulot pour vous raconter vos journées.
    ils sont rassurer et après un bon dodo
    bise

  4. Ma fille est revenue hier d’une semaine chez les grands-parents. Elle était un triste de les quitter ce qui est normal mais elle était aussi tellement contente de nous retrouver. Et moi je lui ai fait a peu près un milliard de bisous.

  5. J’ai pour habitude de ne pas appeler quand mes enfants (petits) sont en vacances chez les grands-parents. Ils vivent autre chose, ont un autre rythme, et je ne veux pas les perturber en leur rappelant que je suis loin. Je demande et reçois des nouvelles par texto, mais à moins qu’ils ne veuillent expressément me parler, j’évite les coups de fil, surtout le soir qui est propice au vague-à-l’âme.
    Une fois j’avais emmené en vacances ma fille (5 ans) avec mes neveux (7 ans et 4 ans). Le plus jeune a voulu parler à ses parents avant d’aller se coucher un soir, il s’est mis à pleurer, son frère s’est mis à pleurer, ma fille s’est mise à pleurer… Je me suis retrouvée avec 3 enfants sanglotant à consoler, cela m’a vaccinée contre les coups de téléphone du soir ! 🙂 les coups de fils, c’est le matin ou le début d’après-midi mais jamais le soir, désormais.

  6. Bonjour ,j’ai aimé votre article mais je n’ai pas trouvé l’article pour avoir des conseils sur cette séparation des vacances d’été !!!! Mon fils de 7 ans est parti chez ses grands parents pour une semaine mais mercredi ,il a fallu écourté son séjour car tous les soirs ,il pleurait!!! Pourtant ,il avait un super programme à faire la semaine mais on lui manquait ,alors comment faire pour les prochaines vacances ??? Donnez moi des solutions !!! Merci beaucoup

    1. Bonjour,
      Voici le lien de l’article, j’espère que cela vous aidera : https://paroledemamans.com/enfant-3-6-ans/loisirs/vacances-chez-les-grands-parents-conseils-pour-un-sejour-serein
      Mon fils était plus jeune que le vôtre lorsque j’ai écrit cet article, mais je pense que les conseils seront d’actualité. J’espère que votre Loulou sera plus serein la prochaine fois pour qu’il puisse profiter de ces moments privilégiés avec ses grands parents 💕

  7. Bonjour,

    Votre article ainsi que les commentaires me réconfortent (un peu) car certaines fois (même souvent) je me trouve excessive. Je m’explique: ma puce de 4 ans part pour les vacances de la Toussaint avec ses grands-parents (mes beaux-parents) en vacances à 600km, pendant 6 jours et je suis (encore) hyper super méga angoissée.
    Pourtant ce n’est pas la première fois mais la 3ème fois et chaque année c’est le même rituel: dès lors que l’on rentre (nous 4) de vacances mi Août je me mets à angoisser des prochaines vacances …
    Je m’angoisse de tout:
    – que ma puce prenne le cafard, alors que jusqu’ici tout se passe bien pour elle
    – du manque (pour elle et pour moi) car nous sommes assez fusionnelles et plus depuis que je suis en congé parental suite à la naissance de mon loulou
    – de ne pas être là dans les « mauvais moments »: les bobos, les vomis en voiture (car ma fille est de plus en plus malade en voiture), les chagrins …
    – du fait que mes beaux parents ne soient plus très jeunes et alertes et que ma puce ait peur de rien …
    – de mon angoisse inconditionnée des accidents de la route (il faut que j’arrête d’ouvrir le journal je pense), 600km c’est beaucoup !!

    Bref tout ça pour dire que je vis 2 mois de calvaire (et de pleurs en cachette) avant le départ et encore plus la semaine où elle part. Je pensais que cela irait mieux avec le temps et c’est de pire en pire. Qu’est ce que ça sera quand le tour de mon loulou viendra aussi. Car il faut savoir que je « dis oui » pour faire plaisir à mon mari et mes beaux parents (ces derniers ne comprennent absolument pas mes angoisses !!)

    Désole pour mon commentaire un peu long !!

    1. Bonjour Gaëlle, et merci pour votre commentaire.
      J’entends beaucoup de détresse dans votre message. Je pense qu’il est indispensable d’en parler à votre mari et beaux parents, vous ne pouvez pas continuer à vivre ces longues périodes de craintes.
      J’étais, moi aussi, anxieuse sur certains points quand mon fils partait chez ma belle mère. Et j’en ai parlé. Je lui ai fait comprendre que j’en avais besoin, sans quoi j’aurais du mal à laisser partir mon fils. Je ne sais pas si elle a compris toutes mes craintes, mais elle en a tenu compte,cetait dans son intérêt si elle souhaitait que je ne m’oppose pas au fait que mon fils passe des vacances avec elle.
      Mon premier conseil est donc de vous confier mais pour cela, vous devrez d’abord identifier ce qui vous angoisse, pour qu’ils puissent y remédier. Par exemple “j’ai besoin que le trajet se fasse en train et non en voiture, car cela me fait trop peur”, etc.
      Si rien ne vous rassure, ce sera à vous de faire un travail sur vous, car de ce que j’entends, votre fille semble bien vivre la situation. C’est donc mon second conseil, tournez vous vers des choses qui pourraient vous apaiser : sophrologie ou autre.
      J’espère que vos craintes s’apaiseront ❤️

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