enfant précoce

Ça vous choque ? C’est pourtant ce que certains pensent

Les apparences sont parfois trompeuses… vous côtoyez peut-être un zèbre alors même que vous vivez bien loin de leurs plaines verdoyantes…

Imaginez.

Vous passez la journée avec des amis et leur grand garçon de 4 ans 1/2.

Au déjeuner l’enfant ne cesse de gigoter, se lever, se rasseoir…

Les parents, tranquillement, ne cessent de rappeler à leur fils de se tenir correctement mais rien n’y fait.

Les parents ne s’énervent pas, ne punissent pas l’enfant. Pourtant cela commence à bien faire et cela dure depuis un petit moment.

Au dessert on demande à l’enfant s’il veut une crème vanille ou chocolat :

“Vanille

Ok tiens.

Non chocolat

Mais tu viens de me dire vanille.

Non mais d’accord vanille !”

Et là, sans raison apparente, l’enfant se met à hurler et pleurer. Il veut sa vanille ! Il se met dans un tel état d’énervement que vous pourriez même être choqué(e). Mais qu’est-ce qu’il a ?

La maman, calmement, se lève, prend son enfant dans ses bras et l’invite à respirer profondément avec elle. Au bout d’un moment l’enfant arrête sa crise. Il revient à table comme si de rien n’était et sa maman lui donne sa crème à la vanille. De quoi halluciner…

Dans l’après midi les enfants jouent pendant que vous, adultes, discutez ensemble. Le schéma classique en somme.

A plusieurs reprises il a fallu intervenir et rappeler à ce petit garçon de se calmer, que non ce n’était pas grave si untel le regarde, qu’il doit prêter les jouets etc…

Vous avez assisté à des crises, des « caprices » à n’en plus finir. Comme quand il a renversé son petit pot contenant le liquide pour faire des bulles. Non mais ça va, faut pas déconner là ça ne nécessite pas de se mettre dans un tel état.

A un moment il s’est même mis à crier, les mains sur les oreilles, parce qu’il y avait trop de bruits. Non mais sérieux ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Il hurle depuis tout à l’heure !!

Au moment de partir l’enfant pleure de nouveau. Il ne veut pas partir, hurle, se roulant presque par terre.

Que vous inspire cette histoire ?

J’imagine assez bien la scène, le soir venu, lorsque vos amis sont sur le retour pour rentrer chez eux.

Vous discutez avec votre conjoint : « Ce n’est pas possible tout de même. Quelle éducation ? Non mais tu as vu ? Ils lui laissent tout passer ! Un enfant pourri gâté je te dis. C’est n’importe quoi, il est insupportable ce gosse. Mais en vérité ce sont les parents les responsables… ils n’ont qu’à pas tout lui passer. »

 

Mais pendant ce temps le retour de vos amis chez eux est le suivant :

Une fois tout le monde à la maison, et après de nombreuses autres crises pour chaque étape du coucher, l’enfant est enfin dans son lit : 1h30 de conflits et de crises.

Les parents descendent les escaliers de leur jolie maison, leur foyer, leur repère, leur cocon.

Lui, soucieux.

Son enfant le rejette en permanence, le fuit. Il ne comprend pas. Il souffre.

Elle, sentant les larmes montées. De fatigue (peut-être), de trop plein (sûrement), d’incompréhension et d’impuissance (certainement)…

Pourquoi ?

Parce que parfois elle repense avec nostalgie aux doux instants des premières années

Elle se repasse les photos

Ces moments où il y avait de l’innocence

Ces moments où il n’y avait pas tous ces soucis

Ces soucis qui le rongent, le submergent, l’envahissent

Ces soucis qui les rongent, les déroutent, les isolent

Quand tout ce qu’elle souhaitait était de le voir sourire et s’épanouir

Quand elle n’avait pas à le regarder se battre contre lui-même

Quand elle savait encore comment l’aider

Quand elle savait apaiser ses pleurs

C’est fou comme elle a cette sensation que ce temps est révolu

Comme si le calme ne reviendra plus jamais

Comme si elle n’avait qu’à en profiter 2 fois plus tant qu’il était encore temps

Ce sentiment actuel qui brouille sa vision, ne la laissant pas voir qu’il sera à nouveau pleinement heureux et serein un jour

 

En réalité cet enfant n’est pas capricieux. Il n’est pas non plus mal élevé. Et non, ses parents ne sont pas forcément responsables.

Il est émotionnellement pris par ses émotions. Une hypersensibilité émotionnelle.

Il ne gère ni ses émotions ni sa sensibilité.

Ses sensations, son ressenti sont décuplés.

Une simple situation peut engendrer un réel mal-être en lui.

Il est unique. Il a une façon bien à lui d’être et de vivre dans ce monde.

Avec toute la douleur de l’incompréhension venue des autres que cela comporte.

C’est un enfant précoce, HPI, surdoué, zèbre. Appelez-le comme vous voudrez, ça ne changera rien pour lui.

Il reste un enfant avec le besoin fondamental d’être soutenu par ses parents. Ils ne sont pas laxistes. Ils aiment leur enfant et l’aident du mieux qu’ils peuvent.

 

Je reprends la plume avec le pronom adapté puisque cet enfant est mon fils.

A plusieurs reprises j’ai voulu coucher ces mots ici, en parler pour me libérer. Ce qui m’a « retenu » jusqu’à présent était que je ne voulais pas être confrontée à une horde de parents bien-pensants, me donnant des conseils à gogos alors que non, si vous ne le vivez pas, vous ne savez pas. Et si aujourd’hui je vous en parle c’est parce que ma réflexion a évolué sur le sujet. Je ressens le besoin d’en parler et surtout je me dis que cela pourrait aider d’autres parents vivant la même situation à se sentir moins seuls. C’est con peut-être pensez-vous. Mais personnellement cela me fait un bien fou de tomber sur quelqu’un qui vit ce que l’on vit. On se sent moins seuls, compris.

Un court instant nous ne sommes pas des extras-terrestes avec un gosse bizarre. Ça vous choque ? C’est pourtant ce que certains pensent…

Dans un sens on ne peut pas leur en vouloir. C’est humain je crois. Regarder son petit nombril. Ne pas regarder plus loin que le bout de son nez. Surtout ne pas poser de questions. Ça pourrait être dérangeant… Et puis, ai-je vraiment envie de savoir ? Je suis bien à penser et dire ce que je veux…

Et alors pour tout vous dire, nous ne savons pas. Aujourd’hui aucun diagnostic n’est posé. Loulou devra attendre l’âge de 6 ans pour passer des tests et que nous sachions si oui ou non il est précoce. Si on en croit la maîtresse, les parents ayant des enfants précoces et tous les livres et articles sur le sujet que j’ai lu, il n’y a aucun doute.

Mais pour le moment nous sommes dans le flou absolu. Vous êtes vous déjà retrouvé dans une situation où vous ne savez pas comment aider votre enfant ? Non parce que en réalité je m’en cogne pas mal du diagnostic. Je me fous de savoir quel QI il a ou quel âge intellectuel il a. Je veux juste des solutions. Là. Maintenant. Que l’on m’aide à aider mon fils !

Et en même temps j’ai envie de savoir. J’ai l’impression qu’une fois les mots posés il y aura comme une libération. On saura. Donc les choses se mettront en place pour lui venir en aide. Mais je sais que ça ne fonctionne pas comme ça. Que si nous serons en mesure de lui offrir des « outils » tout le chemin à parcourir devra être fait par lui. Et par nous, en tant qu’accompagnateurs.

Le chemin sera long. Et j’avoue que cela me fait peur. Attends son enfant est précoce et elle se plaint ? Je n’ai pas souhaité que mon enfant soit précoce. Ça n’a rien de cool, gratifiant, jubilatoire ou toute autre idée farfelue qui vient en tête de certains. C’est une lutte. Une lutte quotidienne. Un enfant qui se bat contre lui-même et des parents spectateurs et impuissants.

C’est un enfant qui ne laisse pas de place à la non organisation (dont nous sommes pourtant les maîtres à la maison). C’est un enfant qui veut savoir. Tout. Sur la vie, la mort, l’espace… mais parfois je ne sais même plus quoi lui répondre. C’est un enfant qui veut tout comprendre et que ne te fera pas de cadeau si tu te trompes. Une veste est une veste. Un manteau est un manteau. Et tu n’as pas intérêt à dire un mot plutôt qu’un autre car il ne va pas juste prendre sa veste/manteau pour le mettre. Ça va durer des heures, de discussions, de contradictions et de « non, ça ne s’appelle pas comme ça ». Il ne s’arrête jamais. Lui. Son corps. Son cerveau. Il ne pardonne pas l’erreur ou l’approximation. Il vit en perpétuel contraction avec lui-même.

On pèse chaque mot. On analyse chaque situation. Il nous scanne et perçoit chacune de nos humeurs. C’est une éponge. C’est fatiguant… Et il demande une attention toute particulière.

Il oscille entre des phases rythmées par des tempêtes émotionnelles à répétition et des moments plus doux, où nous le retrouvons plus serein.

Et comme c’est un petit bonhomme qui vit chaque chose pleinement, notre quotidien est également empli de rires, vrais, spontanés, entiers. Il est intéressant et intéressé. Il a de l’amour à revendre et nous en donne beaucoup (et ça c’est bon).

Il est tout ça à la fois. Un umbrunglio de sentiments prêts à exploser à chaque instant.

C’est un trésor de la nature. Il est MON trésor.

 

Je me rends compte que tout ce que je viens de vous dire n’a probablement pas vraiment de sens. Et que j’ai tout posé là comme ça, sans qu’il n’y ait vraiment de sens ou de cohérences entre certaines phrases. Et je crois qu’au fond ça reflète pas mal notre quotidien. Passer d’une chose à une autre, sans raison, sans transition. S’adapter. Je n’attends pas forcément un conseil ou pire un apitoiement. C’est mon quotidien, je vous le partage. Si vous vivez la même chose cela vous rassurera peut-être de savoir qu’il y a un joli troupeau de petits zèbres dans les foyers Français : vous n’êtes pas seuls. Et puis c’est bien beau de toujours vous parler de ce qui est beau, avec mes #petitsbonheurs du dimanche soir sur Facebook mais je suis une personne comme une autre. Ce n’est pas parce que je tiens un blog que j’échappe à un quotidien « normal ». Sans paillettes ni chichis. Je doute, je cris, je pleure, je ris, je m’extasie. C’est la vraie vie. MA vraie vie.

 

Un petit mot, un avis, une question, laissez-moi un commentaire… j’y répondrai avec plaisir

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44 commentaires sur “Ça vous choque ? C’est pourtant ce que certains pensent”

  1. Je te comprends, j’ai une amie qui a 4 gamins, 3 sont précoces diagnostiqués. Ils sont exactement dans le profil que tu décris. C’est très fatigant pour les parents, qui font de leur mieux. Et c’est vrai que quand on ne connait pas la situation vu de l’extérieur on se dit « Quand est ce qu’ils s’arretent ? »

    Courage à vous ! Vivement le diagnostic que vous soyez fixés

  2. Cela doit être épuisant au quotidien… J’ai des amis dont les enfants sont précoces et l’aîné avait ausi pour particularité d’être « un harceleur de questions » et ce, depuis son plus jeune âge. Il avait bien entendu d’autres caractéristiques (hypersensibilité) mais une fois le diagnostic tombé, cela a permis de mieux le comprendre et surtout de s’adapter à lui. Sa sœur est aussi précoce mais ça se résume à d’excellentes notes scolaires sans fournir d’effort.
    1 an 1/2, c’est long à attendre alors j’espère que ton témoignage sera entendu par d’autres parents se retrouvant dans ta description et que vous trouverez ensemble des solutions.

    Cécilia

    1. Ce qui est frustrant c’est que j’ai l’impression d’avoir les solutions mais rien pour les appliquer…
      Depuis peu nous l’emmenons voir un neuropsy mais pour le moment toutes les séances se sont passées “en accompagnement de parents”. Alors c’est super, on échange, on explique, on nous donne quelques clés mais pour le moment aucun “travail” n’est fait directement avec lui pour l’aider à gérer ces tempêtes émotionnelles lorsqu’elles surviennent. Et c’est ça qui est dur. Car quand on arrive à faire passer la crise, ça va. Mais quand on y arrive pas, que ça dure… là on se sent désarmés, seuls à la maison

    1. Oh oui de l’hypersensibilité il y en a par ici… Mais je ne sais pas comment l’aider. On a lu, assisté à des conférences, formations, acheter des jeux en tout genre mais rien de tout cela ne permet de gérer une crise quand elle survient. En tout cas pas pour le moment. Il sait qu’il doit respirer, apprendre “à gérer”, mais il n’a que 4 ans 1/2. C’est lourd pour son âge ce qu’on lui demande de faire… On essaye de l’aider au mieux mais nous sommes parfois dépassés. Le temps est notre ami, ça viendra 😉

  3. Bonjour par ici,
    Ton article est très touchant. Tellement sincère. Je me suis laissée emporter par tes mots, ces situations particulières que tu décris si bien. Je ne peux que vous souhaiter le meilleur à venir avec l’assurance que tu réussiras à donner à ton enfants le meilleur qu’il puisse recevoir, simplement parce que tu es la personne la plus apte à le faire, n’en doute pas.
    Merci pour ce beau témoignage sensible et au plaisir de te lire de nouveau.
    EM.

    1. Merci pour ces mots 💕
      Je ne doute pas, je sais que nous arriverons à l’aider entouré de beaucoup d’amour.
      Seulement j’ai hâte, je voudrais être magicienne pour le soulager car il m’est parfois difficile de le regarder se perdre dans ses émotions.

  4. Encore un super article. Non personne ne peut savoir ce que vous vivez, chaque enfant et unique et à sa propre façon de fonctionner… en tout cas c’est libérateur d’en parler et c’est déjà bien… courage 😙

  5. Ce qui me touche particulièrement c’est cette impuissance de la part des parents, vous… Cela me semble très difficile à supporter!
    Évidemment qu’un diagnostic sera le début d’un long parcours mais au moins il y aura un nom à tout ce désordre émotionnel et les cases ont du bon parfois!

    1. C’est exactement ça. J’ai beaucoup de mal à vivre avec ce sentiment d’impuissance.
      C’est vrai, quand on devient maman on imagine que rien ne pourra atteindre notre enfant, car nous sommes là pour le protéger, de tout (ou presque). Et même si nous mettons tout en oeuvre pour lui venir en aide, qu’il apprenne à se sentir bien dans son corps avec ses émotions, le voir parfois submergé et se sentir impuissant face à cela est pour moi, difficile à supporter.

  6. Ton article m’a pris au corps, j’en ai la larme à l’oeil, c’est tellement difficile d’être parents de nos jours dans une société qui nous juge tout le temps ou qui est la pour nous dire « QU’AVANT » ca ne se serait pas passer comme ça…..mais mon enfant il n’y a que papa et moi qui en ont la notice et encore pas complète alors chaque jour qui passe on fait de notre mieux pour avancer dans la joie et la mauvaise humeur parcz que c’est sa la vie !! Pleins de pensées à vous 😘😘

    1. 💕
      Vous m’avez fait sourire… C’est tellement vrai que nous seuls (et parfois certaines personnes très proches) ayons la notice (ou presque)… et même ça certains ne le comprennent pas.
      Merci pour vos pensées, nous allons continuer à avancer dans la joie, la bonne et la mauvaise humeur 😁

  7. Ton billet vient de me mettre les larmes aux yeux… pour la simple et bonne raison, que j’aurais pu écrire ses lignes presque mot pour mot… *2… chacun à leur manière, par période mais Ce n’est jamais simple, rien n’est simple avec eux… nous soupçonnons depuis longtemps cette précocité mais nous n’avons encore jamais passé le cap des tests… pas envie de mettre une étiquette officielle, pas sure que cela apporte quelque chose, etc… bref, tout ça pour te dire que tu n’es pas seule, que tu n’es pas anormale, que t’es sentiments sont compréhensibles…
    N’hésite pas si tu veux échanger sur le Sujet. On est en pleine discussion avec la maîtresse pour un bilan psy scolaire Pour mon loulou de 4 ans…
    plein de soutien

    Virginie

    1. Coucou Virginie,
      Merci pour ton joli message. Je t’avoue que j’y songe pour ma poupette de 9 mois puisqu’il paraîtrait qu’il n’y a jamais qu’un HP par fratrerie… et quand je vois la vitesse à laquelle elle veut manger la vie… Et effectivement, c’est tout autre chose 😉
      Je suis un peu comme toi, au fond je crois que les tests m’importent peu. J’aimerais seulement trouver quelqu’un vers qui me tourner pour pouvoir aider au mieux mon grand dans les moments difficiles. Je sais que cela prendra du temps alors je m’arme et je colmate quand il en a besoin 😉
      Je saurai où te trouver pour échanger. Merci beaucoup 💕

  8. Je te comprends tellement, je suis aussi dans ce cas, j’ai dû faire diagnostiquer mon fils quand il était en CE1 pour fournir des outils au corps enseignants qui ne comprenaient pas. La précocité, c’est une richesse et un défi à la fois (c’est ce que je dis d’ailleurs dans mon article aujourd’hui sur le blog, le premier que je poste sur le sujet car ce n’est pas forcément facile d’en parler…).

    1. Comme c’est joliment dit : une richesse et un défi à la fois. C’est tellement ça…
      Et non ce n’est pas facile et merci pour ton article, et pour la belle découverte que j’y ait faite 😉

  9. Merci pour ce très bel article. ❤

    Maman de 2 zèbres, je comprends parfaitement tes difficultés du/au quotidien, le regard des autres, leur jugement… et même, l’incapacité d’adultes (complètement largués ! 😡 ) dont le métier est pourtant d’être au contact d’enfants chaque jour !!

    Difficile pour nos Minis de trouver sa place dans une société trop normée, où chaque individu doit rentrer dans un moule bien defini, mais vraiment trop petit et mal adapté aux enfants comme les miens, comme le tien, comme tous ces Loulous dont les Mamans viennent de laisser un comm’ sur ton blog…

    Restes positive, accroches-toi, la route est longue mais tu n’es pas seule : échanges avec d’autres parents lorsque les coups de mou prennent trop de place, laisses dire les méchants, les médisants et les jaloux, ceux qui savent mieux que nous… Chaque enfant est unique, qu’il soit “étiqueté” précoce, ou autre… et nous sommes uniques pour eux ! Notre meilleure arme : l’amour infini que nous portons à nos Loulous, quoi qu’il arrive !

    Nous sommes des Warrior 😉

    Bon courage 🙂

    1. 💕💕💕
      Merci infiniment… C’est tellement ça, c’est tellement nous… et cette arme qu’est l’amour que nous leur portons ! Cette force que nous puisons au fond de nous pour eux. Tu as raison la route est longue, mais nous serons là tout le long du chemin pour leur tenir la main…
      Et si un cailloux passe leur chemin, je connais désormais quelques personnes vers qui me tourner pour m’aider à l’enjamber 😉 Et que c’est bon !
      Encore merci !

  10. Bonjour,

    Merci pour votre article, tellement touchant.
    Je suis maman d’un petit garçon de 6 mois nous avons eu des débuts très difficile. Beaucoup de séances chez l’Osteopathe qui chaque fois me dit: ” votre enfant souffre d’ypersensibilité”
    Vous l’avez remarqué aussi tôt pour votre enfant ?
    Mon petit garçon se met dans des états de colère accompagné de pleurs qui donne des coups de poignards dans le coeur. Parfois j’arrive à le calmer mais pas toujours.
    Je ne suis pas dans votre situation et comme vous le dites si bien tant qu’on ne le vit pas on se sait pas. Mais je vous donne tout mon soutien et mon courage pour que vous puissiez avoir toutes les clés en main pour aider votre bout de chou.
    Merci encore.
    J’espère vous lire bientôt et avoir des nouvelles.

    1. Merci beaucoup pour vos mots, c’est touchant… 💕
      J’avoue ne pas avoir fait attention plus que cela car c’était mon aîné, je le voyais évoluer. Point.
      Ma maman (qui travaille en petite enfance) m’avait fait la remarque à plusieurs reprises qu’elle le trouvait “en avance”. J’avoue avoir préféré écarter cette idée me disant que c’était “la grand-mère qui parlait” et qu’elle souhaitait voir en son petit fils quelque chose “d’exceptionnel”.
      A l’entrée à l’école on nous a tout de suite indiqué que mon fils était très à l’aise à l’oral. Il avait, semble-t-il pour son âge, une certaine aisance et beaucoup de vocabulaire. Ce n’est qu’à l’entrée de la MS que la maîtresse nous a parlé de “haut potentiel” (de par son comportement).
      Nous ne l’avons pas vu venir je pense, et en même temps on s’y attendait un peu avec ce que l’entourage disait. Je crois que je préférais juste ne pas y songer à ce moment-là…
      Donc non, nous n’avons rien remarqué lorsqu’il était bébé et avant que ces crises ne commencent (aux alentours de ses 3 ans 1/2) rien ne nous avait vraiment alerté.
      Après réflexion je me souviens qu’il a toujours été très sensible (devant un dessin animé par exemple). Il a toujours été submergé par ses émotions. Mais pas aussi jeune que votre Loulou.
      Je vous souhaite plein de courage et surtout ne lâchez pas, tant que vous n’en aurez pas compris la cause et que l’on vous dise comment l’aider…

  11. Très bel article qui me fait me poser des questions sur mon petit bonhomme de 4 ans qu’on ne sait plus gérer. En lisant je l’ai vraiment reconnu et je vous comprends. Nous avons accusé son comportement sur l’arrivée de sa petite sœur qui a maintenant 2 mois, en y repensant ça a commencé bien avant ma grossesse. Merci d’avoir publié un bout de votre quotidien.

    1. Je vous en prie 💕
      Nous avons nous aussi mis son changement de comportement sur le “dos” d’autre chose au départ. Et après tout je pense que cela est tout à fait normal puisqu’il y a toujours des facteurs extérieurs qui influent sur nos ptis Loulous. Continuellement. Tout simplement parce qu’il n’est pas facile de grandir et d’évoluer dans ce monde lorsqu’on est enfant. Il y a tellement à apprendre, à découvrir, de frustration et tant d’autres émotions à gérer…
      Prenez soin de vous et de votre Loulou 💕

  12. Mon quotidien!!!! Sauf que le mien a 10 ans, qu’on a consulté psy, psychomotricienne, microkine, ostéopathe, spécialiste transgenerationnelle ou un truc dans le genre mais que rien n’y fait … la psychomotricienne m’a effectivement dit vite fait un jour qu’il avait des signes de précocité mais quand j’en ai parlé au pédiatre il m’a dit que tant que cela ne gênait pas sa scolarité il ne fallait rien faire …. alors on attend …. et on affronte le regard des autres!!!! L’arrivée de son petit frère il y a 20 mois l’a un peu calmé mais ce n’est pas encore top 😉😉😉 je m’inquiète beaucoup pour sa vie d’adulte …. mais cela fait du bien de lire que d’autres parents sont dans la même situation ❤️

  13. Je suis hypersesible, zébrée et maman d’une petite princesse de 17 mois qui prend le même chemin que moi… si mes parents n’ont rien pu faire (car personne ne leur a dit “tiens votre gamine est peut être un peu zébrée), le temps m’a appris à “gérer” mes tempêtes émotionnelles. Et finalement ça s’est bien passé ! Donc restez aussi zen que possible, continuez à montrer votre amour et à serrer fort vos enfants dans vos bras… tout ira bien. Promis!

  14. bonjour
    je ne laisse jamais de com sur mes lectures au gré du net…je suis tombée sur votre article par hasard et pourtant je n’ai ps su resister à l’envie de vous faire une réponse, dans le seul but d’essayer de vous « aiguiller, »dans votre cheminement, pas du tout de vous obliger bien sur.
    pas ce que ce que vous ecrivez je l’ai vécu , pendant des années, avec mes ainés, et parce que en tant que maman moi meme atypique, j’ai evolué dans mes connaissances et mon apprehension des choses sur ces sujets qui sont devenus une part de ma vie , je me permets. ^_^
    voila je vais tenter de résumer. chose pour laquelle (je suis assez nulle et m’en excuse par avance..)

    j’ai donc 4 enfants, trois ainés agés de 17 à 21, et une petiote de 5 ans tout juste.
    mes ainés ont été les « revelateurs » de latypisme chez nous..je ne connaissais rien a ces notions de hpi, etc a lepoque de leur naisance.ayant consulté suite a des remarques scolaires pour deux d’entre eux, j’ai eu la stupeur de decouvrir qu’ils etaient « ‘precoces »….mais qu’est ce donc?
    et bien ce que jai lu a l’epoque ma bouleversé car je m’y retrouvais aussi…moi qui metauis sentie si nulle et inadaptée toute ma vie je ne pouvais pas etre « surdouée ».impossible.jai donc decidé en douce daller faire un bilan aupres d’une psy sensibilisée au sujet.ce resultat a changé le cours de ma vie.
    ayant des hypersensorialités diverses, ‘(hyperaccousie, sensibilités tactiles et odeurs, etc) et d’autres difficultés relationnelles et incomprehensions, jai poussé plus tard le cheminement jusqu’à une autre piste qu’on ma conseillée, et qui reste taboue en france encore, le syndrome d’asperger au feminin.
    et jai été diagnostiquée avec le SA ) 39 ans(. »compensé « par un hpi…comme assez souvent chez les tsa .) au CRA de ma region. (une renaissance me concernant.)

    pour lun de mes grands jai eu les même ressentis, que pour moi, il avait trop de signes autres que le seul HPI…hyper sensibilité aux bruits, crises…que le seul hpi ne peut induire seul.le hpi seu est juste une cognition très efficace, mais seyulement un trouble eventuellemnt associé peut induire des crises, ou des difficultés plus intenses…certains sont dys, tdah, toc, ou encore TSA, et de très nombreux….)
    mon fils après avoir été detecté thqi a 6 ans, a été diag TSA (asperger) à 14 ans. et c’est ce dernier diag qui nuos a reellement eclairé.
    violà, evidemment si vous lisez sur le sa sur le net , vous tomberez sur des idées recues obsolètes, (et cela vous fera dire non, mon fils n’est en rien concerné par cela.) pour vraiment sinformer il faut consulter des forums actualisés dans les connaissances, tels que « asperansa, « ..et des sites actuels.des blogs de mamans d’aspergers (et hpi, ) sont utiles pour se renseigner.)
    pourquio je dis totu ça, pas du tout pr vous embeter, mais j’ai moi meme fais cette erreur de penser mon fils très surdoué (comme me le disaient tous les professionnels rencontrés, eux aussi ne voyaient que par la precocité pour « tout » expliquer car ils ne sont pas encore du tout informés des tsa et que mon fils est en effet thqi) alors que la réalité etait un peu plus complexe.
    bien sur otre loulou n’est peut etre que hpi et très « sensioble, » ce qui est possible…(bien que en theorie un « seul « hpi n’induit aucunes difficultés particulière hors une hyperemotivité relative) mais renseignez vous, mieux vaut investiguer une piste pour rien que passer à coté à mon avis…
    bonne chance pour la suite avec vote petit.
    pour en avoir élevé 3 (et ma puce est en train de les suivre sur ces voies..deja reconnue hpi.) je peux vous dire que la vie est plus intense, plus « difficile » au quotidien certes, mais plus passionante aussi.
    pour le regard des autres il est douloureux mais on doit absolument apprendre (parfois çest lafaire dune vie) a ne plus s’en soucier…et s’entourer des siens qui comprennent.

  15. Je pleure.. Maman d’une petite fille de presque 7ans précoces.. Et je suis à bout, je n’est plus de patience.. Je n’arrive plus à etre sur la même longeur d’onde… J’ai mal de voir ma fille en souffrance, et j’ai mal de ne PLUS vouloir accepter ce “trop”, je ne supporte plus le regard des gens comme si ma fille été mal élevé, de me priver de pleins de choses car les remarques fonts mal… (elle aussi d’ailleurs), sa psy m’aide comme elle peut, et je viens d’accepter que oui une étiquette puissent la rendre chèvre, ou tel vêtements pour X raison… Que le son soit trop fort, que certaines odeurs soient insupportable pour elle a lui mettre la nausée… Que ce quotidien est difficile, qu’est ce qu’ont peut ce sentir seul face à un enfant qui rentre pas dans le moule… Et le pire c’est quand le 2ème commence à prendre le même chemin, je me dit que c’est pas finit…
    Désolé pour le pavé… Je me sent si seule…

  16. Bonjour,
    Je me permets de vous écrire car votre texte m’a beaucoup touché. Tout d’abord je me présente, je m’appelle jade, j’ai 18 ans, et j’ai été diagnostiqué « surdouée » (même si ce mot m’insupporte, évidemment que je ne suis pas plus douée que les autres) il a un peu moins d’un an. J’ai vécue toute mon enfance et adolescence avec le sentiment d’etre bizarre, d’etre différente mais je ne comprenais pas ce que j’avais et comment avancer avec mes démons intérieurs. Jamais de la vie j’aurais imaginé être surdouée, pour moi surdoué c’est l’intello du premier rang, alors comment moi, la gamine bizarre en échec scolaire je pouvais l’être. Ce qui a interpellé mes parents et surtout ma psy c’est une hypersensibilité, une psychorigidité au niveau de l’heure (quand il est 12h28 il n’est pas midi et demi, il est midi vingt-huit), une organisation et une logique que personne ne comprend (tout faire en plus compliqué).
    Bref aujourd’hui je suis une jeune adulte obligée de me battre dans un monde qui ne me comprend pas et que je ne comprend pas.
    Bref sur ce, prenez soin de votre fils, il a et aura besoin de vous.
    Merci beaucoup pour votre texte

  17. Il a quel âge petit loulou ?
    Je vois malheureusement très bien la scène où il hurle avec, les mains sur les oreilles en hurlant car trop de bruit. C’était il y a un an ici, ça s’est calmé.
    Où qu’elle fond en larmes parce que j’ai dis qu’on irait au Louvre pendant les vacs et que la ce soir elle est en vacs et… qu’on ne va au Louvre que demain….
    Youpi.
    Qu’on a fini par la laisser manger ou elle voulait et ce qu’elle voulait. XD
    Mais qu’au final, maintenant, après presque 5 ans d’accompagnement, c’est une chouette petite fille. Qui me demande à voir aussi le musée d’Orsay. Zut. XD

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