1er mois bébé

Le 1er mois avec un nourrisson : le mois de la fatigue

La naissance 

Le 23 août 2017, la voilà, née par césarienne programmée. Notre famille s’est agrandie en accueillant ce petit bout’chou de 3.780 kg tout de même… 5 jours avant terme.

Dès qu’on me l’a présentée en salle de réveil la sage-femme m’a dit « je suis désolée il faut tout de suite la mettre au sein, elle a faim ». Il a donc fallu de loooongues minutes, qu’elle soit rassasiée, pour que je puisse enfin contempler son joli minois. Il faut dire qu’elle avait TRES faim. Elle avait essayé de téter le papa au moment du peau à peau qui a donc dû être interrompu.

La maternité

J’étais bien mais je voulais surtout être chez moi ! C’est tout le paradoxe que ressentent beaucoup de mamans durant leur séjour.

Un seul conseil :  P R O F I T E Z ! J’ai eu la chance de tomber sur des équipes super et même si c’était mon 2ème enfant j’ai pris tous les conseils que l’on a pu me donner. Ça a un côté rassurant et puis il faut bien le dire, on est chouchouté à la maternité. Et surtout, il y a toujours quelqu’un pour nous répondre et à n’importe quelle heure. On y prend vite goût 😉

Le retour à la maison

Nous avons collaboré, bébé et moi, ensemble, pour que la montée de lait se fasse bien et qu’elle reprenne du poids rapidement pour que ma sortie anticipée soit acceptée. Et on a été au top ! 😉 Lorsque je suis sortie de la maternité j’étais beaucoup moins fatiguée que pour l’aîné. Du coup, je me sentais un peu comme une warrior prête à tout affronter et j’ai vite déchanté…

De retour à la maison, il a fallu apprendre à vivre à 4 et surtout au rythme de cette jeune demoiselle qui en fait n’en n’avait pas, comme tout nourrisson qui se respecte.

Et alors, pour les jeunes ou futures mamans qui me lisent, pour ça, pas de trucs et astuces. On fait comme on peut ! Mais une chose est sûre, chacun y arrive, à sa manière, et à son rythme. Donc, no stress. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Vous avez une question, demandez. Vous ne voulez pas demander, ne demandez-pas. Ecoutez mais faites surtout comme vous voulez. Ce sera forcément la bonne manière puisque ce sera LA VOTRE. Mais cela ne veut pas dire non plus que tout ce que l’on vous dit n’est pas à prendre… Avoir des convictions, oui. Etre entêté, non !

Les dodos

Ma louloute avait besoin de beaucoup de contact et de réconfort. Surtout avec moi. Mais je ne pouvais pas constamment la garder dans les bras. A la maternité on m’a appris comment la langer. Je trouvais ça trop mignon, on aurait dit une petite poupée russe. Elle se sentait beaucoup plus rassurée et nous avons continué ce rituel pour les dodos de la nuit à la maison. Sans quoi il était difficile pour elle de rester apaisée, seule, dans la nacelle. Certains sont pour, d’autres sont contre. Peu importe, c’était une solution qui fonctionnait, je l’ai prise !

Les 1ers  temps je la couchais dans sa nacelle, placée à côté de mon lit pour que l’allaitement soit plus facile pour moi la nuit. Avec la césarienne et mes difficultés à me déplacer j’étais contente de ne pas avoir à changer de pièce en pleine nuit.

Elle mangeait très régulièrement et me réveillait plusieurs fois par nuit. L’heure de la tétée à 3-4h du matin était la plus difficile.

1er mois bébé

La fatigue

J’ai eu une montée de lait de folie (je vous en parlerai prochainement car du coup j’ai pleins d’astuces pour soulager et passer le cap !). J’étais donc en allaitement exclusif et louloute me sollicitait beaucoup. La fatigue m’a donc rapidement rattrapée et je ne parvenais à me reposer ni la nuit ni le jour. Mon mode warrior me paraissait loin…

J’ai eu la chance d’avoir le papa à la maison les premiers temps mais ensuite il a fallu que je compose seule, avec la fatigue et louloute à gérer avec ses maux de bidons. Tout en respectant ses horaires de repas et celles de l’école pour mon grand… L’adaptation à ce rythme a été un peu long je vous l’avoue.

Ma fille, mon bébé

Il m’a fallu du temps pour créer un lien avec louloute. Et j’ai beaucoup culpabilisé au départ. Mais en en discutant avec d’autres mamans j’ai été soulagée d’entendre que d’autres avaient également vécues cela à l’arrivée du deuxième. Pour son frère cela s’est fait immédiatement, comme une évidence. Je pense que cela est dû au fait du “premier enfant”. Celui avec qui on découvre tout. Celui qui nous fait devenir maman pour la 1ère fois. Mais avec louloute, les premiers temps, j’avais plus l’impression d’avoir des gestes mécaniques, que je connaissais. Je m’occupais d’un enfant. Point. Ce n’est que plus tard que ce sentiment a évolué.

Le 1er mois rime avec…

Le premier mois est synonyme de fatigue, cris, pleures et souvent nos amies les coliques ou autres désagréments du bidon qui font que la vie de parents ressemble à zombiland.

Il est aussi synonyme de mignonneries. Cette petite bouille qui cherche du regard, ses dodos contre moi après les tétés, ses petits poings qui se lèvent et ses jambes qui se replient lorsque je la redresse pour lui faire faire son rot contre moi, sa position pour dormir… Tout plein de trucs qui donne envie de croquer son bébé.

1er mois bébé

Et chez vous, comment s’est passé le 1er mois avec bébé?

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12 commentaires sur “Le 1er mois avec un nourrisson : le mois de la fatigue”

  1. Très bel article, plein de sincérité. La maternité n’est pas une chose simple et tout le monde ne le vit pas de la même manière. En revanche, les moments de doutes; les difficultés et le galères, nous en avons tous.
    Le 1er mois avec Bibou j’ai eu la chance que le papa soit avec moi (il avait posé des congés) et heureusement, au moins on a galéré à 2 !

    1. Pareil de mon côté le papa avait pris des congés supplémentaires. Seulement louloute était apaisée seulement dans les bras de maman… difficile donc de me reposer.
      Nous avons vécu les galères à 2 mais dans certains cas je me sentais bien seule pour trouver la force de tenir. J’ai eu une période où j’ai été submergée de fatigue.
      Il me semblait important de poser ces mots par écrit car parfois on a l’impression que c’est presque tabou. Mais quand on sait que d’autres vivent ou ont vécu la même situation, ça rassure.

  2. Merci pour votre article! .. je vous lis et j’ai la sensation de lire mon experience.. cesarienne, warriors…… Ma puce est arrivée le 27 octobre et malgré que ce soit une 2eme (le grand a 10ans) beaucoup de chose on changé et elle est trés demandeuse de calins et le bidon est pas encore reglé!! Le faite de savoir que je ne suis pas la seule a vivre cette experience fait du bien au moral.. encore un grand merci

    1. De rien 😉
      Je pense que nous ne sommes pas seules à vivre cela et que c’est pour ça que ça fait du bien de poser des mots… ça rassure que d’autres le vive, le pense… et d’un coup on se sent plus forte et comprise 😉

  3. Mon dieu j’ai eu l’impression de me lire.. ma deuxieme est née le 14 octobre .. pas de césarienne pour moi mais la meme envie de rentrer tôt.. ce sentiment d’être wonder woman .. des premiers jours beaucoup plus faciles que la première .. un allaitement qui se met bien en place.. et puis le revers de la médaille la fatigue pas de rythme pas de nuits le sentiment d’être débordée et de ne rien gerer avec en bonus une jaunisse qui nous a contraintes a retourner 3 jours à l’hôpital.. et une poupette qui n’apprecie pas les bras de papa a leur juste valeur.. mon pot de colle.. l’impression d’être une tétine zombie.. une grande plus difficile parce qu’elle vit un vrai chamboulement.. et finalement ca fait du bien de voir qu’on est pas la seule a ne pas avoir cet amour instinctif pour le 2eme.. mais qu’il prend sa place.. merci pour cet article sans langue de bois..

    1. ah ah vous m’avez fait rire avec votre “tétine zombie” c’est tellement ça ! 🙂
      Pour l’amour instinctif du 2ème je l’ai très mal vécue au départ, je ne comprenais pas, je me disais mais vais-je l’aimer un jour comme l’aîné? On m’avait tellement dit : tu verras tes enfants tu les aimes tous pareil… Mais non ce n’était pas ce que je ressentais… Et puis un jour ma cousine m’a parlé de son expérience et miracle ! Elle avait vécue la même chose ! Je n’étais pas seule… Et en discutant avec d’autres je me suis rendu compte que oui… ça arrive et qu’il ne faut pas culpabiliser. Eh bah ça fait du bien au moral. Et aujourd’hui, je peux le dire, cet amour a pris sa place entre ma louloute et moi, il fallait juste un peu de temps 😉

  4. Ma deuxième était très désirée mais j’ai eu un choc en la voyant. C’est bête à dire mais on a à l’esprit l’image du premier, et même si on sait que c’est un autre enfant, la première chose que je me suis dit est “mais qui c’est, ça ?”. J’ai eu besoin de trois jours pour m’attacher à elle, et autant pour la première je ne voulais pas rester seule (mon mari a passé plusieurs nuits à la maternité), autant cette fois-ci j’avais besoin d’être seule pour nouer des liens avec elle.
    Et pas de bol, comme pour bébé 1, elle a eu des coloques carabinées dès la sortie de la maternité, avec des pleurs non stop de 17h à 23h, et souvent aussi au milieu de la nuit. Mon mari ne rentrait que très tard donc j’étais seule face à cette détresse, et dès qu’il rentrait il prenait le relai et arpentait la chambre au milieu de la nuit avec bébé affalée sur son avant-bras, seul moyen de calmer les douleurs.
    Allaitement oblige, et sur les conseils de ma sage-femme, elle dormait dans la nacelle près de mon lit. Il parait que cela favorise la production de lait et diminue les risques de mort subite du nourrisson (le bébé entend sa mère), et moins de fatigue pour moi. Je l’allaitais puis la reposais à mes côtés. En journée, je mettais la nacelle dans son lit pour qu’elle s’y habitue, et je n’ai eu aucun problème pour la passer complètement dans sa chambre ensuite.

    Aujourd’hui je suis sur le point d’accoucher de ma troisième louloute, pas trop d’appréhension en dehors d’une petite culpabilité vis à vis de ma deuxième qui n’a rien demandé, elle qui est si caline, elle va devoir composer avec une petite soeur. Mais quand je vois la complicité avec sa soeur aînée, cette crainte est vite mise de côté.
    Par contre l’organisation crèche/école + nouveau-né risque d’être coton car je serai seule 10 jours après l’accouchement !

    1. Merci d’avoir partagé votre expérience 🙂
      Je me souviens à la maternité j’appelais ma mère en pleurant en lui disant “mais je ne l’aime pas pareil”, je culpabilisais beaucoup… et puis les choses se sont faites, un peu comme vous, tout doucement et aujourd’hui ohlala je l’aime d’amour ! Non pas que je ne l’aimais pas avant mais c’était différent les premiers jours, c’était d’ailleurs très déroutant…
      Les coliques ça a été horrible… pour l’aîné c’est arrivé plus tard mais là ça a été dès le début, toute la journée et la nuit, je n’avais donc pas beaucoup de temps entre chaque tétée pour me reposer.
      Pour la nacelle j’ai fait comme vous pour le grand ! Je la mettais dans son lit et pour ma louloute je l’ai mise directement dans son lit, sans nacelle, et ça s’est super bien passé 🙂
      J’ai hâte que la complicité s’installe entre les 2, ça commence déjà elle le regarde avec émerveillement et rigole quand elle voit son frère ! C’est génial 🙂
      Et alors la durée du congé paternité n’en parlons pas… ce n’est pas normal que le papa ne puisse pas être à la maison plus longtemps, j’espère que les choses vont évoluer de ce côté là…

  5. Super article!
    Pour ma part Ma 2 ème petite merveille est arrivé en avril ,mon grand venait d avoir 3 ans (début d annee) et l école n’a pas voulu me le prendre…. ça été très dur de gérer l allaitement de ma pepette qui demande comme vous bcp bcp bcp de temps et mon ainé qui lui aussi a besoin de sa maman! J ai vite arrete l allaitement après 2 mois car j étais vraiment trop épuisée et j ai sollicité l’aide des grands parents pour me.garder l’aîné de temps en temps se qui m a permis de récupérer un peu! Et contrairement. A vous je me.suis senti maman dessuite avec ma petite princesse alors que pour mon 1 er Il m a fallu 1 an… le père m a quitté qd il n avait qu’ un mois et le fait de vivre cette 1 1ere année chez mes parents ne m a pas aide à trouvé mon. Rôle de mère ! Même si je l.ai aime a la folie des qu’ il m.a.ete présente !!! Le rôle.de maman n est pas ine!!
    Aujourd’hui ma fille a 7 mois elle fait de super belle nuit et mon fils 3ans et demi va a l école et joue son rôle de grand frère a la.perfection (pourvu que ça dure!) Donc tour va bcp.mieux
    On peut tous s en remettre ! Il faut se dire.que.ca n est qu’.un passage et que ça passe finalement très vite.

    1. Merci 😉
      Mon fils ça a été l’amour de ma vie dès qu’on me l’a présenté, c’est un amour si fort que je me demandais comment on pouvait aimer quelqu’un d’autre de la même manière. Nous avons toujours eu un lien très fusionnel, j’appréhendais donc beaucoup l’arrivée de la petite sœur. Ça a été un peu dur pour tous les 2 au départ, car nous n’avions plus autant de temps qu’avant à passer ensemble mais nous avons trouvé nos marques maintenant. Il jour également son rôle de grand frère à la perfection ! J’adore les voir tous les 2 🙂
      De mon côté l’allaitement s’est arrêté net un peu après un mois. J’étais tellement fatiguée que je ne produisais plus de lait… alors que j’avais réussie à allaiter mon grand pendant plus de 3 mois…
      C’est vrai que lorsqu’on est dans cette période de fatigue on a l’impression que c’est l’enfer mais avec le recul ça passe vite et ensuite c’est beaucoup de bonheur <3

  6. Bonsoir très bel article , j’ai accouchée le 29 septembre 2017 de mon deuxième enfant une petite fille aussi et quand je vous lit c’est exactement la même histoire que moi je vis la même chose et c’est vrai que pour ma première fille c’était beaucoup plus de fatigue et puis la pour la deuxième il y a aussi de la fatigue mais moins et du coup on est habituée , en tous les cas beaucoup de bonheur avec vos enfants et profitez toujours un max ! C’est vrai que moi aussi j’ai très envie de la croquer ma fifille d’amour qui va sur ses deux mois !!!

    1. Merci 🙂
      Les premiers temps sont difficiles et ensuite on aperçoit de la lumière au bout et on se dit “ouf ! ça se calme” (même si bien sûr un enfant ce n’est pas de tout repos, peu importe l’âge !)
      Je profite à fond de mes derniers jours à la maison et j’essaye de ne pas trop la croquer mais avec ses grands sourires et ses areus c’est pas facile… j’ai envie de la manger ! 🙂

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